Écrit par Alain Piette (traduction : Julie)
« Alexander WALNIER ?
Sans tout dire, la savate belge lui doit beaucoup ! »
« D'après ma courte expérience dans le monde de la savate – dix-huit ans –, je peux vous dire que cet homme est un bourreau de travail, exigeant tout en restant accessible et attentif à chacun. Il est clair que la savate ne serait pas ce qu'elle est dans la région de Tournai, en Belgique ou à l'international si Alexandre WALNIER n'avait pas travaillé de cette manière. Peu de gens sont capables de rassembler autant de bénévoles autour d'un projet souvent conçu par lui-même et ses collaborateurs. C'est l'une des caractéristiques de cet homme doué, intelligent et perspicace dans ses actions. Sans tout dire, la savate belge lui doit beaucoup ! »
Alain Piette, président de la Fédération royale belge de savate
Portrait d'Alexandre WALNIER
Alexandre WALNIER est né à Tournai le 28 avril 1957. Il a obtenu un Master en Management des Organisations Sportives (MEMOS) après avoir travaillé en étroite collaboration avec le Comité International Olympique à Lausanne en 1997, et après avoir suivi avec succès l'Académie Olympique Belge en 1992.
La boxe française : son sport, sa vie !
Orienté vers ce sport par Michel MATTEZ, son professeur d'éducation physique, il est rapidement devenu entraîneur à l'ADEPS* et instructeur fédéral à l'âge de... 21 ans. Il avait créé son club trois ans plus tôt. L'école de savate de Tournai a été créée à l'Institut Notre Dame avant de déménager au Lycée Royal Saint-Piat, où elle comptait 130 membres... et à la salle omnisports du CET. Alex WALNIER dirigeait également les clubs de Templeuve et de Mouscron.
En 1980, il est devenu secrétaire de la fédération francophone et directeur technique, postes qu'il occupe depuis lors. En 1985, il est devenu secrétaire général de la Fédération internationale, poste qu'il a occupé jusqu'en 2001, date à laquelle il a été élu président international en remplacement de Michel Roger. Il était déjà président de la commission des compétitions depuis 1991. Il a occupé ces fonctions jusqu'en septembre 2003. À la Fédération belge, il a été président pendant six ans avant de passer le relais à Ivan Umek, puis actuellement à Alain PIETTE. Il a organisé quatorze championnats du monde et d'Europe en Belgique depuis 1984.
Administrateur du Comité olympique et de l'AISF !
Président du Comité olympique du Hainaut depuis 1993, il a été membre du Comité olympique interfédéral belge (COIB), où il a siégé au conseil d'administration de 1997 à 2001. Il est toujours administrateur du COIB et membre de la commission de sélection pour les Jeux de Turin et de Pékin. Il a assisté aux Jeux Olympiques d'Atlanta (1996), de Sydney (2000) et d'Athènes (2004) ainsi qu'aux Jeux universitaires de Fukuoka (Japon, 1995) et de Bangkok (2007). Au sein de l'AISF (Association interfédérale du sport francophone), il a été élu administrateur et occupe actuellement le poste de trésorier.
Après avoir développé la savate-boxe française en Belgique, Alexander WALNIER s'est lancé dans une quête pour parcourir le monde et faire reconnaître son sport. Depuis qu'il a pris la direction technique de la Savate belge en 1980, Alexander WALNIER a largement contribué à faire passer le nombre de licenciés de 400 à un peu plus de 2500. Alex WALNIER souhaitait également une meilleure représentation internationale de notre pays. Il voulait mettre les athlètes au centre – les organisateurs avaient tendance à mettre en place des compétitions plus pour le spectacle que pour le sport. Il s'est opposé à la nouvelle idée des gladiateurs du ring.
Alexander WALNIER a obtenu ces résultats sans avoir été un sportif de haut niveau : il disait que pour être un leader, il est important de s'y connaître en ressources humaines et en gestion. Pour obtenir des résultats, il faut acquérir des compétences et se fixer des défis. Il faut être ambitieux, vouloir aller le plus loin possible non pas pour soi-même, mais pour servir les autres. Il a déclaré qu'il pensait pouvoir travailler aussi bien au niveau international dans le domaine de la pêche que dans celui de la savate. Mais la bonne volonté ne suffit pas pour être un bon leader. Même dans les niveaux inférieurs du football, il est nécessaire d'avoir une formation. Les athlètes et les entraîneurs deviennent plus professionnels et ont le droit d'attendre la même chose des présidents, des secrétaires... insiste Alexander WALNIER. Il y a également un problème dans les clubs où des sportifs et des officiels rémunérés travaillent aux côtés de bénévoles qui offrent gratuitement un peu de leur temps sans avoir les compétences requises.
* L'ADEPS est un service administratif du ministère de la Communauté française de Belgique chargé de la promotion du sport et de l'éducation physique auprès de la population de la communauté francophone.
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